Une belle découverte : l’Amérique Latine et son dynamisme solidaire

Mai 3, 2011

J’ai participé la semaine dernière à la première « Semaine de la Sécurité Sociale » à Mexico, organisée par les grandes institutions de la sécurité sociale d’Amérique Latine. Autant j’ai l’impression que nous avons souvent de la peine à identifier droits et obligations concernant la solidarité en Europe, autant ici, il y a une volonté forte de faire avancer l’idée de solidarité. Il faut dire qu’après des décennies de néolibéralisme sauvage et de dictatures dans de nombreux pays, ce continent a une envie de construire « autre chose », et les acteurs sont surprenants d’enthousiasme et de volonté.

Cette participation m’a aussi fait prendre conscience à quel point la notion de développement est variable : sur les sujets concernant l’éducation, les syndicats, les autorités, les organisations issues de la société civile, sont à mon sens bien plus conscients des besoins, qui sont il est vrai immenses !

Pour un premier voyage en Amérique Latine, j’ai aussi découvert des gens ayant un sens de la fête et de la réception exceptionnel… Cette convivialité, ces échanges longs qui m’ont rappelé les palabres africaines, donnent une qualité relationnelle et un sens d’appartenance à une communauté très forts.

Eviva Latin America!

A lire : « Démocratiser l’économie »

avril 1, 2011

C’est vite lu mais cela mérite une plus longue macération ! Le livre écrit par Hugues Sibille et Tarik Ghezali (références dans bibliographie) est un petit bijou car il renouvelle la pensée sur l’ « économie sociale et solidaire » en rappelant des évidences oubliées (p.ex. que les statuts ne font pas tout) mais aussi en ouvrant de nouveaux axes de travail pour prendre en compte toutes les dimensions de l’homme dans l’entreprise : investisseur, travailleur, bénévole, sociétaire, manager ou entrepreneur …
Remettre le citoyen, l’être humain, au cœur des projets économiques, articuler en bonne intelligence les différentes formes d’économie respectueuse de l’humain (RSE en entreprise lucrative, économie sociale traditionnelle, foisonnement autour de l’entreprise sociale …) : une manne pour ceux qui veulent s’engager sans s’enfermer !

L’entreprise sociétale : l’innovation sociale par l’initiative citoyenne !

mars 31, 2011

Il est beaucoup question d’ « entreprise sociale » actuellement, aussi bien dans l’économie sociale que dans les cercles de réflexion du management et de la politique ! Nos amis belges, rencontrés hier lors d’une conférence et d’un atelier sur l’entrepreneuriat social organisé par leur regroupement « Positive entreprise », le MOUVES et EUCLID, parlent eux d’entreprise sociétale, ce qui me plaît bien !

Au-delà des débats sur le « social business » ou les statuts, je voudrais pour ma part insister sur l’ « initiative citoyenne » comme coeur de l’entreprise sociale. Pour moi, une entreprise sociale c’est de l’ « innovation sociale par l’initiative citoyenne », dans, par et au-delà de l’entreprise.

Dans l’entreprise, il faut de l’ « Intrapreneuriat » : faire preuve d’innovation sociale en ouvrant l’entreprise à toutes les parties prenantes, par la participation et la démocratie internes :

  • La démocratie, c’est celle des statuts d’économie sociale, le principe « un être humain – une voix » pour tous ceux qui sont à l’origine de l’entreprise et qui la gouvernent ; mais cela ne suffit plus, si l’on veut considérer tous les êtres humains comme des citoyens !
  • Cette ouverture citoyenne doit aussi passer par la participation : c’est considérer TOUS les acteurs comme des citoyens, qu’ils soient salariés, bénévoles, bénéficiaires du service …

Par l’entreprise, c’est l’ « Entrepreneuriat » au sens strict, l’innovation sociale au service d’un projet, mais avec une vision citoyenne, une vision solidaire et combinant le respect des personnes et la construction d’une perspective collective.

Au-delà de l’entreprise, on peut parler d’ « Extrapreneuriat », avec une vision politique construite par la mobilisationdes citoyens ! C’est militer pour ouvrir la gouvernance politique, économique et administrative de l’intérêt commun, à l’internationale, comme au nationale et au local, aux citoyens. L’innovation sociale se fait alors par la mobilisation politique (au sens noble du terme) des citoyens.

Reste, pour aller au-delà de cette notion d’entreprendre, que le terme « prendre » doit être équilibré par le terme « donner ». Alors pourquoi ne pas parler désormais (soyons fous et inventifs, même un peu loufoques !) d’ « entredonner » pour caractériser ce  mode de gestion de projets collectifs à caractère social, économique et citoyen !!!

Japon : La nature peut être destructrice, alors pas la peine d’en rajouter !

mars 17, 2011

Je suis personnellement très attaché au Japon, pays où j’ai vécu et travaillé. Les Japonais sont parfaitement conscients et prêts à affronter les risques naturels de leur archipel soumis aux tremblements de terre, aux éruptions volcaniques (on n’en a très peu parlé, mais un volcan est entré en éruption le 13 mars !), aux typhons, aux tsunamis (un mot japonais).

Mais ce qui est en train de se passer dans les centrales nucléaires de ce pays, ce n’est pas acceptable. Cela prouve plusieurs choses essentielles et que nous avons tendance à ignorer dans notre vision de court terme :

–       les probabilités sur les risques naturels et les marges de précaution sont des calculs humains, mais la nature ne les connaît pas, alors « miser » dans un pays aussi sensible sur une technologie délicate et dont les effets se comptent en milliers d’années et les dégâts à une échelle au moins nationale, c’est irresponsable ;

–       mais laisser une entreprise privée libre de faire ce qu’elle veut, et négliger certaines règles de prudence (TEPCO a déjà négligé de gérer correctement des problèmes de fissures il y a quelques années), c’est criminel.

Espérons, même si l’espoir est mince, que la dégradation de la situation à Fukushima sera enrayée. Mais espérons aussi que tous les responsables politiques et d’entreprises reprennent le dossier du nucléaire en main pour réévaluer les risques et accélérer l’arrêt des centrales. Etant Alsacien, je rappelle par exemple que la centrale de Fessenheim est déjà ancienne, mais aussi qu’elle est sur une zone sismique (Bâle a été détruite par un tremblement de terre au XVIème siècle, et Fessenheim est à moins de 50 km de Bâle !!!).

Evidemment, cela va aussi nous ramener à la réflexion sur la croissance : moins d’électricité, c’est aussi un frein à la croissance matérielle. Prenons-en acte, plutôt que de poursuivre notre course énergétique avec le nucléaire et peut-être demain les gaz de schiste, autre source de pollution potentielle. Nous sommes devant des choix cruciaux, et des choix qui doivent être faits AVEC LES CITOYENS :

–       choix entre risques de pollution et de catastrophes, et course au surplus de consommation souvent superflue

–       choix économique entre course au profit et économie responsable et citoyenne.

 

 

Consultation sur l’acte sur le marché unique : faire entendre la voix des citoyens

février 24, 2011

On reproche à l’Europe son déficit démocratique … mais quand elle met des outils à disposition, il ne faut pas s’en priver !

J’ai répondu à la consultation ouverte à tous, citoyens et organisations, concernant l’acte sur le marché unique. C’est l’affaire d’un quart d’heure à 20 minutes et c’est important.

Dans cette consultation, on pose notamment la question des priorités à traiter par l’Union Européenne, et parmi les priorités proposées, certaines concernent directement l’économie sociale et la vie citoyenne : les SIEG (terme barabare pour les services économiques d’intérêt général dans lesquels on retrouve les services sociaux), l’entreprise sociale, l’innovation sociale, la consultation et le dialogue avec la société civile.

Alors prenez un peu de temps et répondez, car plus il y aura de voix pour défendre la place du citoyen et de ses initiatives, plus nous aurons de chances de voir nos priorités prises en compte.

Le lien pour accéder à la consultation :

http://ec.europa.eu/yourvoice/ipm/forms/dispatch?form=smact&lang=fr

EUCLID : l’engagement et la dynamique de dirigeants d’économie sociale

février 13, 2011

Il est bon de temps à autre de se poser et de faire un point sur les projets dans lesquels on est engagé. C’est ce que j’ai fait la semaine dernière à Londres, au siège d’EUCLID NETWORK, avec l’ensemble de l’équipe du Réseau .

Si je devais définir ce qu’apporte EUCLID aujourd’hui à ses membres et, à travers eux, à l’économie sociale au niveau européen, je le ferais à partir de 4 mots-clés :

– développement personnel des dirigeants : à travers les programmes d’échanges comme ERASMUS ou ceux développés avec des pays nouveaux entrants dans l’Union Européenne, mais aussi lors de conférences, rencontres, séminaires, les membres d’EUCLID peuvent confronter leurs idées, problèmes, solutions, avec ceux de leurs collègues européens ;

– pérennité de  nos structures par une réflexion et des propositions pour des financements plus accessibles : travail avec la Commission sur l’accessibilité des financements européens, réflexion sur les possibilités de mobilisation de fonds pour l’investissement social …

– innovation sociale, afin de favoriser l’épanouissement de solutions qui permettent de répondre aux besoins sociaux dans nos pays par des solutions innovantes et associant acteurs, bénéficiaires et l’ensemble des citoyens.

– « soft power », ou en bon français développement de l’ensemble des réseaux relationnels permettant aux dirigeants d’économie sociale de convaincre et associer d’autres acteurs à leurs initiatives, au niveaux local mais aussi national et européen, de la mobilisation de la société civile, des citoyens, aux différents acteurs collectifs privés (entreprises) ou publics (collectivités locales, gouvernements, instances européennes).

Evidemment, ces 4 axes de travail se renforcent l’un l’autre autour d’un « hub d’idées et de projets »  auquel je constate semaine après semaine que de plus en plus de dirigeants d’économie sociale apportent leur contribution, avec « les yeux qui pétillent » !

Le temps des citoyens ?

février 12, 2011

Ce qui se passe actuellement en Tunisie, en Egypte, ce qui se développe en Algérie, mais aussi ce qui s’est passé l’année dernière en France lors du débat sur les retraites, montre que les citoyens savent faire entendre leur voix en limitant la violence, et sans forcément donner tout pouvoir à un leader ou à un groupe religieux, idéologique ou armé. Face à des oligarchies contestées, qu’elles soient religieuses, financières ou catégorielles (armées, partis …), des citoyens font entendre leur inquiétude et leur souhait de vivre mieux, plus que leur volonté de détruire un ordre en place. Un nouveau réalisme qui prend les oligarchies à défaut, car si elles sont armées pour lutter contre un groupe organisé, elles sont démunies face à ceux qui leur rappellent simplement que TOUS veulent vivre correctement, plus libres et plus dignes !

Contrairement aux anciennes « internationales » aristocratiques, marxistes, militaires ou néo libérales, se constitue une « internationale des citoyens » affirmant des valeurs pacifiques et de bon sens. Cette « internationale » souple, ouverte, en réseau, ne fait pas la révolution, mais cherche un « développement durable » pour tous, basé sur un meilleur partage des richesses, un dialogue ouvert et libre mais sans excès.

Reste que ce premier mouvement d’ouverture spontané risque de s’essouffler si ces citoyens ne bénéficient pas d’outils leur permettant de faire des propositions, de gérer la situation nouvelle. Et c’est là que les oligarchies peuvent en profiter soit pour exploiter l’expression citoyenne, soit pour la discréditer pour manque de compétence. Et c’est là que nous avons besoin d’une « internationale »

– non pas revendicative, car chaque revendication est à resituer dans le contexte local et appartient aux citoyens locaux,

– mais méthodologique, pour apporter aux citoyens locaux les supports nécessaires à la réussite de leur mouvement : outils de dialogue et de gestion démocratique, principes et outils de gouvernance …

Il nous faut donc créer des espaces de partage d’expérience, de savoir-faire et d’outils au service de la gestion politique, économique et sociale par des citoyens. Prenons le cas de Haiti : plutôt que la création d’une « république des ONGs », ne faut-il pas plutôt se mettre au service des citoyens haïtiens pour répondre à leurs besoins d’auto-organisation, afin qu’ils puissent prendre en charge ce dont ils ont besoin : l’éducation, la santé, la distribution alimentaire … ; donner les outils pour créer une mutuelle, une coopérative ou une association de quartier, ou encore pour mettre en place les bases d’une gestion citoyenne locale respectueuse de la culture et des contraintes du pays. De même les citoyens tunisiens ou égyptiens ont besoin maintenant de prouver que leur expression va au-delà d’une simple protestation, mais qu’elle peut déboucher sur de nouvelles manières de gérer les difficultés et opportunités de leur pays.

Si ce défi de la transition citoyenne est relevé, cela éviterait ce qui s’est passé dans tous les pays dans lesquels une oligarchie a remplacé une autre sans que les citoyens bénéficient du changement. Souvenons-nous ce qui s’est passé en Russie, où la « dictature du prolétariat » a été remplacée par une dictature des oligarques (beaucoup de ces oligarques étant des membres de l’oligarchie antérieure, reconvertis au capitalisme !). Regardons la Chine et ses mouvements de citoyens au niveau local, demandant un rééquilibrage des mécanismes économiques, sociaux et politiques souvent détournés par une minorité avide ou corrompue ; ces Chinois ne demandent pas forcément le bouleversement violent d’un système, mais l’amélioration de leur quotidien et la possibilité de peser sur leur destin.

En tout cas, le temps est venu pour une « révolution pacifique » dont les citoyens seront le acteurs solidaires au niveau international !

Origines de la crise : un constat américain accablant pour le système néo-libéral

février 2, 2011

Dans un rapport rendu le 27 janvier dernier par la Commission d’Enquête sur la Crise Financière (FCIC) mandatée par le Congrès américain, les origines de la crise financière et économique actuelle sont largement liées à l’insuffisante régulation des marchés, et à des comportements irresponsables des acteurs de ces marchés. Rien que pour les Etats-Unis, le rapport estime que 11 000 Mds de dollars de richesse ont ainsi disparu pour les foyers américains.

Sont notamment mis en cause dans ce rapport

– les banques d’affaires, Goldman Sachs en tête, qui s’étaient libérées  de leur « responsabilité financière et éthique » ;

– les agences de notation, leurs prévisions irréalistes (une croissance sans fin du marché immobilier de 4% par an était prédite en 2003) et le manque de contrôle rigoureux des acteurs ;

– les autorités publiques, qui ont laissé faire, fidèles à leur philosophie néo-libérale …

Même si certains ont aussi rappelé que les politiques publiques, notamment en matière de logement, ont eu leur part dans l’origine cette catastrophe, le jugement est sans appel.

Et pourtant, face à un rapport dont il est difficile de contester la légitimité, et qui est aussi accablant, à Davos, des banquiers ont avec aplomb défendu leur droit à continuer leurs activités sans trop de contraintes !

Où est la vision durable de l’économie quand des acteurs ont « oublié » leurs erreurs et errements datant d’à peine 3 ans !

La démocratie albanaise en danger !

février 1, 2011

Pendant que nos regards portent sur les mouvements politiques et sociaux en Côte d’Ivoire, en Tunisie et en Egypte, une situation assez proche est en train de se dérouler à nos portes, en Europe. En Albanie, un gouvernement élu lors d’un scrutin dont les résultats sont encore contestés, se trouve face à une contestation populaire qui met en cause de nombreuses manipulations et corruptions effectuées par des ministres. Lors d’une manifestation, le 21 janvier dernier, la police tire sur la foule et tue 3 personnes (dont 2 distantes de la partie la plus mouvementée de cette manifestation !) et en blesse de nombreuses autres. Le Procureur de la République demande l’arrestation des responsables policiers, mais le Premier Ministre refuse que ces personnes soient mises en cause.

Au-delà des faits en Albanie, et en élargissant le regard aux autres évènements récents, deux choses me frappent :

1. Nous vivons actuellement, dans de nombreux pays, une révolte des citoyens contre des gouvernements corrompus, des oligarchies avides de pouvoir mais aussi de richesses. Une révolte justifiée par la difficulté de ces citoyens à vivre décemment et avec un minimum de libertés, face à cet étalage de pouvoir et d’abondance.

2. Et nous assistons à une réaction gênée, à reculons, des gouvernements et dirigeants de nos démocraties, pour prendre le parti de peuples pourtant dans leur bon droit face à ces situations dont ils sont victimes.

Les raisons de ce maintien au pouvoir d’élites vivement contestées et éminement contestables avec l’appui discret, gêné, de dirigeants de pays démocratiques, peuvent sûrement s’expliquer du point de vue macro-politique (géopolitique, équilibre des puissances, risques liés aux extrémismes …). Mais nous, citoyens, ne pouvons pas rester muets, car l’enjeu est celui de la gouvernance de notre monde. Soit nous acceptons la situation actuelle, et nous risquons un jour de voir ce qui se passe chez nos voisins de l’Est ou du Sud se reproduire chez nous, soit nous réfléchissons ensemble, avec eux, à de nouvelles voies plus respectueuses des droits humains et de la dignité économique et sociale.

La société civile internationale doit faire entendre sa voix !

En ce qui concerne la crise politique grave qui secoue l’Albanie, vous pouvez consulter l’article mis en ligne sur le blog de EUCLID NETWORK par Juliana Hohxa.

http://euclidnetwork.wordpress.com/2011/02/01/albanian-events-is-albania-going-to-civil-war/

Robin Hood’s Bay : comment la communauté change tout !

janvier 7, 2011

C’est un lieu paradisiaque dans une baie au bord de la Mer du Nord quelque part au nord de l’Angleterre. C’est un village de 600 maisons … mais c’est aussi une communauté qui vit, se rencontre régulièrement et est connectée à Internet grâce à un réseau large bande mis en place par elle-même !

En en parlant avec l’initiateur Cliff Southcombe, j’ai compris « avec les tripes » ce que « entreprendre autrement veut vraiment dire.

1. Les fournisseurs d’accès WiFi n’ont aucun intérêt commercial à développer pour une si petite communauté, qui aurait pu rester dans le « trou noir » de la fracture numérique. Ce n’est que l’initiative locale qui a permis de développer cet accès à Internet.

2. Tous les jeudis, les membres de la communauté « Broad Band » se réunit dans un pub (on est en Angleterre, ne l’oubliez pas !) pour discuter des affaires courantes … et échanger autour d’un verre sur les problèmes de connexion ou de fonctionnement d’un ordinateur. Quel meilleur SAV que son voisin, proche, sympa (c’est peut-être lui qui a offert la bière du jour, en plus !!!) et … compétent à force de bidouiller et d’échanger les informations avec les copains.

3. Du coup, tout le monde se connaît et échange un mot. Du coup il existe une réelle solidarité locale qui dépasse Internet, qui fait que les gens ne sont pas isolés, que d’autres activités se développent naturellement dans le village et qu’il y fait bon vivre.

4. Et ce flux social, dans l’intérêt commun de tous, est alimenté financièrement par la (modique) redevance payée par les membres et par les visiteurs qui se connectent. Cet argent est utilisé pour entretenir l’équipement, mais aussi pour financer une fête annuelle ! Une affaire profitable financièrement mais aussi socialement donc : l’efficacité ne se limite pas à l’argent !

Le « profit pour le profit » qui isole et exacerbe l’envie, l’avidité, la jalousie et surtout qui au bout du compte peut rendre très solitaire, comparé à une vraie vie sociale solidaire ? C’est à réfléchir non ???

EN TOUT CAS BRAVO ROBIN HOOD’S BAY … A VISITER ABSOLUMENT POUR SON PAYSAGE, SON VILLAGE ACCUEILLANT … ET SA COMMUNAUTE VIVANTE, SYMBOLIQUE D’UNE AUTRE ECONOMIE SOCIALE, SOLIDAIRE ET SI PROFONDEMENT HUMAINE !!!