Origines de la crise : un constat américain accablant pour le système néo-libéral

Dans un rapport rendu le 27 janvier dernier par la Commission d’Enquête sur la Crise Financière (FCIC) mandatée par le Congrès américain, les origines de la crise financière et économique actuelle sont largement liées à l’insuffisante régulation des marchés, et à des comportements irresponsables des acteurs de ces marchés. Rien que pour les Etats-Unis, le rapport estime que 11 000 Mds de dollars de richesse ont ainsi disparu pour les foyers américains.

Sont notamment mis en cause dans ce rapport

– les banques d’affaires, Goldman Sachs en tête, qui s’étaient libérées  de leur « responsabilité financière et éthique » ;

– les agences de notation, leurs prévisions irréalistes (une croissance sans fin du marché immobilier de 4% par an était prédite en 2003) et le manque de contrôle rigoureux des acteurs ;

– les autorités publiques, qui ont laissé faire, fidèles à leur philosophie néo-libérale …

Même si certains ont aussi rappelé que les politiques publiques, notamment en matière de logement, ont eu leur part dans l’origine cette catastrophe, le jugement est sans appel.

Et pourtant, face à un rapport dont il est difficile de contester la légitimité, et qui est aussi accablant, à Davos, des banquiers ont avec aplomb défendu leur droit à continuer leurs activités sans trop de contraintes !

Où est la vision durable de l’économie quand des acteurs ont « oublié » leurs erreurs et errements datant d’à peine 3 ans !

Laisser un commentaire