Gouvernement et grandes entreprises nous parlent de « pouvoir d’achat », et nous acceptons ce concept comme un élément au coeur de nos vies. Mais si le « pouvoir d’achat » est un aspect, limité, de notre pouvoir de vivre, il n’en est ni le cœur ni la meilleure composante ! Sauf qu’il traduit notre capacité d’exister dans le marché, que les évolutions politiques, sociales et culturelles récentes ont placé comme l’alpha et l’omega de nos sociétés. Dans le cadre du marché, sans pouvoir d’acheter, nous n’existons pas !
Pour reprendre les termes d’Emmanuel Macron, il y a ceux qui ont réussi et ceux « qui ne sont rien ». Ceux qui ne sont rien sont ceux dont le pouvoir d’achat et d’influence sur le marché est néant.
Or la vie ne se résume pas à notre capacité à acheter et vendre (y compris notre capacité de travail). Nous sommes des êtres sociaux à la recherche de la « bonne vie » dans des liens sociaux indispensables à notre épanouissement. Nous devons donc élargir notre « point à voir », pour reprendre le terme de Castaneda, pour renforcer notre pouvoir de vivre et d’assumer individuellement et collectivement notre destinée.
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