LES ENJEUX DE L’HOMME, IMAGE FRACTALE DES ENJEUX DE L’HUMANITE ET DE LA PLANETE ?

Une image me travaille depuis quelques semaines, celle du cerveau dans le corps. Nous sommes, êtres humains issus d’une évolution naturelle qui s’est jouée sur notre planète, un ensemble complexe de particules avec, en simplifiant
– un cerveau, ses nodules et ses liaisons synaptiques ;
– en interaction permanente avec un corps dont il est partie prenante.

Premier niveau de réflexion : la « dualité » cerveau / corps » n’en est pas une car le cerveau est PARTIE du corps. Il y a complexité de cette relation en boucle (cf. Edgar MORIN).

Deuxième niveau de réflexion : l’ensemble « cerveau / corps », l’être humain, a sa cohérence, mais seulement en relation avec son environnement, humain, social, naturel. Il ne peut vivre qu’en RELATION avec ce qui l’entoure. Comme l’indique Jérémy RIFKIN dans son dernier livre, notre vie est basée sur l’empathie.

Troisième niveau de réflexion : dans ces relations avec l’environnement, nous avons des relations privilégiées avec notre environnement humain, la société, comme des nodes avec d’autres nodes. Et ces « bouts de sociétés », eux-mêmes fortement enchevêtrés, à leur tour se relient à d’autres, formant ainsi un réseau qui me semble refléter l’image du fonctionnement de notre propre cerveau, pour former au plus haut niveau un « cerveau planétaire » (cf. Joël de ROSNAY).

Quatrième niveau de réflexion, n’y a-t-il pas d’ « effet miroir » entre la manière dont nous constituons nos relations au sein de notre cerveau, avec les effets et interactions avec notre corps, et ce que le « cerveau planétaire » de notre humanité construit en relation avec son « corps » planétaire ? La qualité de nos connexions synaptiques individuelles, puis des connexions « synaptiques » en relation avec les autres, ne finissent-elles pas par constituer un reflet de ce que nous « faisons » à notre planète. Pour prendre une image simple : nos maladies liées à nos modes de vie sont-elle reflétées dans les maladies de la planète ?

Cinquième niveau de réflexion : notre construction d’outils de connexion par l’informatique, le Web et les médias sociaux, n’est-elle pas un autre effet miroir de notre « intuition » de cette « empathie universelle » nécessaire à notre intégration dans le monde ? Cette « distribution » et ces effets réseaux ne sont-ils pas l’outil très proche du cerveau dans son architecture, que nous pourrions utiliser pour améliorer notre « interface » avec le monde ?

Alors si nous revenons à l’action que nous pouvons mener : ne devons-nous pas faire notre « auto-analyse » humaine, personnelle et appuyée sur un échange collectif, et donc travailler à des connexions plus à même de contribuer à notre développement harmonieux en tant qu’êtres complexes. Ceci afin, par l’effet miroir, de refléter auprès des autres, et avec les autres auprès de notre environnement, une approche harmonieuse de notre co-développement ?

Beaucoup de questions ouvertes, mais peut-être un espoir, encore caché par sa dispersion, mais immense par son potentiel !

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