En début d’année je nous souhaitais une forte mobilisation. Mais pour que cette mobilisation ait réellement lieu, il faut aussi garder une autonomie de pensée. Or tout converge actuellement pour pousser l’ensemble des décideurs vers une « pensée commune » qui puise dans un référentiel en crise!
Ainsi, le nouveau pouvoir en France n’arrive-t-il pas à dire à se désengager de la voie sans issue « imposée » par les marchés financiers et une élite intellectuelle internationale elle-même « dans le moule ».
Pourtant, nous devrions aller au bout de deux trois choses pour nous en sortir :
– arrêter de considérer que l’argent « perdu » par les Etats, notamment pour soutenir le système financier et ses pertes sur des opérations largement virtuelles, doit être récupéré sur l’économie réelle et sur l’ensemble de la population ;
– avoir le courage de prendre une position internationale forte sur les paradis fiscaux et la fiscalité des flux financiers, afin d’éviter que ces moyens tant nécessaires ne disparaissent « ailleurs » ;
– avoir aussi la lucidité et la vision pour réaffirmer que l’affaiblissement progressif des Etats et des organisations internationales fait le lit d’une « non-gouvernance » dont de nouvelles puissances s’emparent progressivement : quelques « grandes puissances » financières internationales que sont les plus grands groupes multinationaux, dont l’objectif n’est pas en priorité, et ce n’est pas un reproche à leur faire, le bien commun… et les groupes mafieux qui sont de moins en moins marginaux dans la gestion des finances internationales !
Surtout, nous devons poursuivre la construction d’une gouvernance partant « du bas », des êtres humains dans leur contexte local, afin de pouvoir garantir dans le cas d’un effondrement du système « du haut », de plus en plus probable, un minimum de conditions de vie commune digne et propice à l’avenir de notre humanité.
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