La Chine a développé un modèle original, fait de contrôle politique et de liberté économique … mais elle avait un peu oublié que le contrôle politique et la liberté économique sans le développement social et l’équilibre environnemental n’est pas une solution durable ! De retour d’un voyage sur place après 10 ans, ce qui me frappe c’est 3 choses :
– l’image « lisse » laissée par ces grandes villes désormais développées et offeuses de luxe et de consommation, alors que seulement quelques kilomètres plus loin, la « vieille Chine » que j’avais connue continue à exister … et encore je ne suis vraiment pas allé loin !
– l’efficacité économique, attestée dans tous les domaines (avions à l’heure et bagages délivrés en un temps record, organisation des rendez-vous d’affaire, qualité des rencontres et des discussions et professionnalisme des interlocuteurs …)
– la crainte diffuse mais omniprésente du déséquilibre actuel, dans les sphères politiques, dans les ministères comme auprès des personnes rencontrées.
Il est temps que ce pays que j’aime pour son dynamisme et sa culture, dont j’aime les habitants si attentionnés et délicats, aborde sans préjugé la question de son développement équilibré. Ce n’est plus tant la création de richesse qui est en jeu, mais son partage. Et le Gouvernement chinois le reconnaît désormais ce qui est plutôt bon signe.
Une fois de plus, le capitalisme pur et dur fait la preuve de son incapacité à promouvoir un développement équilibré socialement. Parallèlement, il est temps que la Chine accepte, pour commencer, une dose de démocratie, ce que j’appellerais une « démocratie responsable de gestion ». Une démocratie qui aurait pour objet la gestion responsable de l’environnement de vie des personnes : l’environnement naturel, la protection sociale, l’agriculture … ont besoin que les personnes soient associées aux choix locaux afin d’en assurer la qualité. A l’échelle d’un pays-continent, un gouvernement autoritaire et une économie capitaliste et ses acteurs à la recherche du profit sont incapables à eux seuls d’assurer le développement équilibré du pays et de ses régions ; ils ont besoin de la participation active de citoyens responsables, engagés et conscients de l’importance de la solidarité !
Où l’on retrouve ce « tiers secteur », cette « économie sociale », mais dans un modèle qui sera nécessairement différent de celui développé en Europe !
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